Comment le Réseau a-t-il été créé et quels sont ses résultats ?
Le Réseau a été créé en 2003 dans le but de faciliter les échanges entre les différents centres de documentation autochtones ou spécialisés dans les questions autochtones. Au début, 3 projets ont été étudiés :
(1) La localisation et le recensement des centres de documentation en précisant les moyens de chacun et le développement d’un site internet du Réseau. Ce premier objectif s’est heurté au problème de l’absence - ou la quasi-absence - de centres de documentation réellement autochtones ainsi qu’au manque de moyens et de formation.
(2) La production, au niveau régional, de CD-Rom regroupant les documents les plus importants de la région. Cet objectif a été réalisé par :
- Le centre Gáldu d’informations sur les droits des peuples autochtones des Samis qui a produit un kit d’information sous le titre « Nous, les Samis » au format DVD comportant 15 courts métrages sur les communautés autochtones de Norvège, le parlement Sami, etc. ainsi que 30 fichiers d’information sur les questions autochtones en Norvège. Ce DVD a été réalisé en trois langues : en sami, en norvégien et en anglais.
- L’American Indian Law Alliance qui a réalisé un CD en anglais et en espagnol avec les instruments internationaux et régionaux utiles pour les Autochtones, dont le doCip a réalisé une version en français.
- Le doCip qui a produit produit quatre CD-ROMs et un DVD. Le premier contient la documentation du Groupe de travail des Nations Unies sur les peuples autochtones (GTPA) de 1982 à 2000. Le deuxième, la documentation du Groupe de travail sur le projet de déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, de 1995 à 2004. Le troisième CD est la suite du premier (GTPA 2001-2006), sous forme de base de données exécutable. Le DVD contient, aussi sous forme de base de données exécutable, les interventions de l'Instance permanente sur les questions autochtones, du 2002 à 2008, de même que celles du Groupe de travail intersessions sur l'établissement de l'Instance, de 1999 à 2000. Le dernier CD est sur la Déclaration de l'ONU sur les droits des peuples autochtones. On y trouve, entre autres, un tableau comparatif des versions de 1994, 2006 et 2007 de la Déclaration.
(3) L’organisation, avec l’aide de Huridocs, de formations mettant l’accent sur les techniques de documentation des violations des droits de l’homme et sur les droits collectifs.
Tout ceci a été possible grâce à une équipe quadrilingue composée de Ana Pinto et Roy Laifungbam du CORE (Centre for Organisation Research & Education, nord-est de l’Inde) pour l’anglais, de Saudata Aboubacrine de Tin Hinan (Burkina Faso) pour le français, de Tarcila Rivera de Chirapáq (Pérou) pour l’espagnol et de Michaïl Todyshev de RAIPON (Russian Association of Indigenous Peoples of the North, Siberia and Far East, Fédération de Russie) pour le russe. Ils ont défini les critères de sélection, le programme avec Huridocs et le doCip, le formulaire d’inscription et sélectionné les candidats. Le doCip a ensuite organisé les cours en collaboration avec les divers membres et les autochtones précités.
Les cours, accueillant chacun une dizaine de participants, se sont déroulés à Genève, en anglais et en français en 2004, en espagnol et en russe en 2006. Un nouveau cours en anglais, auquel 17 personnes ont participé, a été organisé conjointement avec l’AIPP (Asian Indigenous Peoples Pact) en Thaïlande au mois de novembre 2008. Un autre, nouveau quant au contenu, a été organisé au Pérou en septembre 2009, conjointement avec Chirapaq (Centro de Culturas Indígenas del Perú). Dans ce dernier il y a eu aussi 17 participants.
Parallèlement, un thésaurus (glossaire) autochtone sur les droits de l'homme a été rédigé par Justin Imam (de L’INTACH, Indian National Trust for Art and Cultural Heritage, à Jharkhand, Inde) sous la direction d’Ana Pinto et avec la participation de Estebancio Castro (du CITI, Panama) pour la partie sur les instruments internationaux. Ce thésaurus a été traduit en espagnol, en français et en russe, une tâche particulièrement difficile du fait qu’elle était réalisée hors contexte. Le thésaurus doit encore être révisé.
Le doCip a également publié un catalogue de liens permettant un accès rapide aux sites internet des peuples autochtones ainsi qu’aux sites en relation avec les questions autochtones sur le plan international. Les sites internet sont classés par régions et par thèmes. Le site du doCip étant régulièrement mis à jour, nous vous remercions de nous soumettre tout nouveau lien et de nous signaler les liens morts.
En définitive le doCip a complètement restructuré son site internet www.docip.org en y ajoutant un centre de documentation en ligne, ainsi qu'une collection des périodiques et une base documentaire des formations. Pour ceux qui n’ont pas un accès aisé à l’internet, les autres ressources comme les CD et les documents papier sont toujours disponibles

