Formations en documentation

Dans le cadre du Réseau documentaire, des formations en documentation ont été organisées par le doCip, formations axées sur les droits de l’homme (individuels et collectifs) et les peuples autochtones.

Cette activité résulte de décisions prises par les membres autochtones du Réseau documentaire. En 2004, 2006 et 2008, les formations ont été organisées conjointement avec Huridocs (Human Rights Documentation) et ont mis l’accent sur les techniques de documentation des violations des droits de l’homme, de la collecte de données à la rédaction de rapports pour les Nations Unies en passant par le classement de l’information récoltée.

Une équipe quadrilingue composée d’Ana Pinto et Roy Laifungbam du CORE (Centre for Organisation Research & Education, nord-est de l’Inde) pour l’anglais, de Saudata Aboubacrine de Tin Hinan (Burkina Faso) pour le français, de Tarcila Rivera de Chirapaq (Centro de Culturas Indígenas, Pérou) pour l’espagnol et de Michaïl Todyshev de RAIPON (Russian Association of Indigenous Peoples of the North, Siberia and Far East, Fédération de Russie) pour le russe a défini les critères de sélection et choisi les candidats ; ils ont aussi élaboré le programme (conjointement avec Huridocs et le doCip) et le formulaire d’inscription. Le doCip a ensuite organisé les cours toujours en partenariat avec les responsables régionaux autochtones mentionnés.

Les cours, accueillant chacun une dizaine de participants, se sont déroulés à Genève, en anglais et en français en 2004, en espagnol et en russe en 2006.

Un nouveau cours en anglais, a été organisé conjointement avec l’AIPP (Asian Indigenous Peoples Pact) en Thaïlande en 2008. Le nombre de participants, était de 17, venant de l’Inde, du Bangladesh et d’Indonésie.

En 2009, un nouveau cours a été conçu, davantage orienté vers la création et la gestion de centres de documentation autochtones. La formation a touché des sujets tels que: la préservation de la mémoire autochtone, la numérisation (enjeux, techniques), les nouveaux outils pour le travail collaboratif en ligne, les outils de création de bibliothèque numérique, les bases de données documentaires de l’ONU et autres organisations internationales, comment présenter des rapports devant les organes des droits de l’homme et le thésaurus autochtone sur les droits de l’homme. Ce cours fut co-organisé par le doCip et Chirapaq, la formation étant essentiellement à la charge du doCip, avec la participation ponctuelle de spécialistes autochtones. Le nombre des participants autochtones à ce cours fut aussi de 17, venant des différents pays d’Amérique Latine, du Mexique à l’Argentine.