Transfert de capacités

En 2007, 2008 et 2010, le doCip a mené en partenariat avec l'IPACC (Comité de coordination des peuples autochtones d'Afrique) un programme de transfert de capacités. Pendant 6 mois, 6 stagiaires ont effectué un apprentissage pratique en documentation et recherche de fonds (2007 et 2010) et 3 autres en organisation de Secrétariats techniques et recherche de fonds (2008).

Objectif du programme

Transférer des capacités du doCip pour que les Autochtones les plus marginalisés – particulièrement les femmes, les jeunes et les Autochtones africains francophones – puissent reproduire certaines de ses activités aux niveaux régional et national.

Sélection des candidats

Les stagiaires ont été choisis par leurs organisations respectives en collaboration avec l’IPACC et le doCip selon les critères suivants, élaborés avec les organisations francophones d'Afrique :

  • La/le candidat/e doit être nommé/e par son organisation.
  • Elle/il doit travailler depuis au moins 3 ans dans l’organisation.
  • Elle/il sait utiliser un traitement de texte et l’Internet.
  • Elle/il dispose d’une formation formelle de base, notamment au niveau de la rédaction.

Priorités

  • Les Grands Lacs africains
  • La région du Sahara-Sahel
  • Les femmes.

Programme

Volet «documentation» : maîtrise de la bureautique; recherche, identification, catalogage, indexation et classement de documents; établissement sur ordinateur de fiches descriptives de documents par matières; réponse aux demandes des utilisateurs, numérisation et mise de documents sur Internet, création de sites web, manipulation d’un logiciel de gestion de bibliothèques numériques et gravure de CD-ROM.

Volet « Organisation de Secrétariats techniques » : préparation d’un guide d’information logistique; recrutement, sélection, formation des volontaires; planification de leur travail y compris organisation des équipes de traduction et d’interprétation anglais, espagnol, français et russe; coordination avec les organisations internationales et non gouvernementales concernées; appui aux AG préparatoires des peuples autochtones; vérification de l’équipement des bureaux à l’ONU; préparation des documents utiles à la session; appui à la facilitation des contacts; évaluation du travail effectué et élaboration des statistiques d'utilisation des ST.

Volet recherche de financements : présentation des organisations des stagiaires; définition des objectifs stratégiques de leurs organisations à partir de l’arbre à problèmes et de l’identification des objectifs; identification des bailleurs de fonds et techniques de «réseautage»; exercice pratique de rédaction d’une demande de financement soit : montage du projet; structuration d’un cadre logique; préparation d’un budget; définition d'un calendrier et rédaction des rapports.

Bénéficiaires

2007

Mme Fati Walet Mohammed Aboubacrine, Touareg du Mali, licenciée en économie du développement de l'Université Mohammed V de Rabat et membre de l'Association pour l'Epanouissement de la Femme Nomade (Tin Hinan).

M. Juvénal Sebishwi, Mutwa du Rwanda, licencié en géographie de l’Université Nationale du Rwanda; alors représentant légal de la Communauté des Autochtones Rwandais ou COPORWA (anciennement CAURWA).

M. Emmanuel Nengo, Mutwa du Burundi, diplômé en humanités de l’Université du Burundi, alors secrétaire exécutif de l’organisation Unissons-nous pour la promotion des Batwa (UNIPROBA) et du Réseau de jeunes autochtones batwa/bambuti des pays des Grands Lacs.

2008

Mme Amina Adamou, Peule-Bororo du Cameroun, diplômée d'Etat en Assistance sociale et détentrice d'une maîtrise en droit des affaires de l'Université de Douala, membre de l'association Mbororo Social and Cultural Development Association (MBOSCUDA).

M Aboubacar Albachir, Touareg du Niger, enseignant et représentant de l'Association TUNFA.

M. Léonard Odambo, Bakoya du Gabon, journaliste, président de «Minorités Autochtones Pygmées du Gabon» (MINAPYGA).

2010

Mme Zeinabou Walette Aly, Touareg du Mali, en charge de l'administration de l’ONG ADJMOR, une organisation de communautés autochtones des régions du Nord basée à Tombouctou. Elle propose des services d’interprétation entre les langues française et tamachek et donne des cours d’alphabétisation.

Mme Aïssatou Oumarou Ibrahim, peule de nationalité tchadienne, auprès de l’Association des femmes peules autochtones du Tchad (AFPAT). Elle est aussi trésorière et représentante au Tchad du Réseau des populations autochtones et locales pour la gestion durable des forêts denses et humides d’Afrique Centrale (REPALEAC).

M. Joseph Itongwa Mukumo, bambuti/pygmée de la République Démocratique du Congo (RDC), coordinateur principal du Programme d’intégration pour le développement du peuple pygmée au Kivu (PIDP-KIVU SHIRIKA LA BAMBUTI). Il est également le coordinateur national de REPALEAC pour la RDC.